| Fraicheur sur les murs ! |
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Cependant, la ville n’est pas faite uniquement de surfaces horizontales. Les murs font également partie de ces surfaces urbaines qui emmagasinent la chaleur et il existe une solution simple et abordable de les verdir : les plantes grimpantes! Les bienfaits de ces dernières ne s’arrêtent pas à la lutte aux ilots de chaleurs. Les plantes grimpantes contribuent également à abaisser la température intérieure des bâtiments grâce à leurs propriétés réfléchissantes. Elles peuvent ainsi entrainer une diminution de l’utilisation des climatiseurs et par le fait même, une économie d’énergie requise pour leur fonctionnement. Les plantes grimpantes servent aussi de support à la biodiversité urbaine en offrant des refuges à de nombreuses espèces d’insectes et des recoins idéaux pour la nidification des oiseaux. De plus, les plantes grimpantes embellissent les façades et donnent un à un édifice ordinaire un aspect à la fois bucolique et poétique. Les mythes et les réalitésAvant de promouvoir les plantes grimpantes, il faut premièrement dissiper les croyances populaires qui leur ont donné au fil du temps une mauvaise réputation. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les plantes grimpantes n’endommagent pas les revêtements des murs extérieurs, à moins que ceux-ci ne soient déjà sévèrement endommagés. Il est vrai que certaines espèces, comme les parthénocisses, possèdent des vrilles munies de crampons collants qui peuvent laisser des traces indélébiles sur les murs, mais il est faux de dire que ces vrilles contribuent au dépérissement de la maçonnerie ou du bois. Des organes pour grimperLes plantes grimpantes ne sont pas toutes apparentées et possèdent donc des structures grimpantes qui varient d’une espèce à l’autre. Certaines espèces possèdent des structures volubiles qui, dans la nature, s’enroulent aux branches et aux brindilles des arbres et des arbustes. C’est le cas des célastres, des clématites et des vignes. Ces plantes doivent êtres guidées à l’aide d’un treillis ou de câbles pour être utilisées sur un mur. D’autres, comme les parthénocisses et les hydrangées grimpantes sont munies de structures adhérentes qui leur permettent de gravir directement les murs à surface poreuse comme la brique, le béton et le bois. Elles auront cependant du mal à adhérer aux surfaces lisses comme le métal ou le plastique. Un patrimoine végétalCertaines espèces de plantes grimpantes sont indigènes au Québec et constituent un choix judicieux pour le verdissement des structures verticales urbaines. Les plantes indigènes sont naturellement adaptées à notre climat rigoureux et exigent moins d’entretien que les variétés horticoles. Elles supportent aussi une plus grande biodiversité puisqu’elles ont co-évolué depuis des millénaires avec les autres espèces animales et végétales indigènes et ont développé avec eux des liens très intimes. La plante grimpante indigène par excellence à utiliser pour le verdissement est sans doute la parthénocisse à cinq folioles (Parthenocissus quinquefolia), que l’on appelle communément vigne vierge. Il s’agit d’une plante vigoureuse à croissance très rapide, qui pousse aussi bien à l’ombre qu’en plein soleil. Mis à part sa capacité hors pair de couvrir les murs, la vigne vierge peut être facilement guidée sur les clôtures, les pergolas, les treillis et les troncs d’arbres. Vers la fin de l’été, la vigne vierge produit des fruits bleutés très convoités par les oiseaux migrateurs. Ces derniers se gavent des fruits riches en glucides et en lipides et refont ainsi leurs réserves de graisse essentielle à leur long voyage. Attention! Bien que les oiseaux en raffolent, ces fruits ne sont pas comestibles pour les humains. En automne, la vigne vierge nous fait un dernier spectacle avant de se retirer pour la saison froide : son feuillage prend des teintes flamboyantes, en passant de l’écarlate au bourgogne. D’autres exemples de plantes grimpantes indigènes incluent le célastre grimpant (Celastrus scandens), la vigne de rivage (Vitis riparia) et la clématite de Virginie (Clematis virginiana). Faciles à comblerLes plantes grimpantes ne requièrent que très peu d’attention de la part du jardinier urbain. Toutefois, il est possible que certaines espèces très vigoureuses (par exemple : la vigne vierge) nécessitent une taille en milieu de saison et une autre en fin de saison. D’autres espèces, comme les chèvrefeuilles, sont sensibles à l’oïdium (taches blanches poudreuses) et devraient être cultivées dans des endroits bien aérés. Les plantes grimpantes sont également peu exigeantes en fertilisation. Cependant, elles apprécient un ajout de compost bien mur que l’on incorpore au sol à la base des tiges en fin de saison. Les plantes y puiseront les minéraux essentiels à la formation d’un feuillage luxuriant. Au moment de la plantation, on doit s’assurer de conserver une certaine distance entre la plante et le support sur lequel on veut la faire grimper. Dans le cas d’un mur, il est recommandé de planter les végétaux à une distance de 30 cm afin de favoriser le développement des tiges et des racines. On évite ainsi le dessèchement associé à la proximité des fondations. Il est également préférable de palisser les plantes en les guidant avec un support secondaire jusqu’au support principal. De cette façon, on s’assure que les tiges ne s’éparpillent pas au sol au lieu de se fixer au support prévu. Un paillis de feuilles mortes permettra de maintenir le sol frais et humide à la base des tiges et assurera la protection des racines contre le froid hivernal. Vous trouverez dans le tableau ci-dessous une sélection de plantes grimpantes à utiliser pour verdir les murs urbains.
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