Ville en vert | éco-quartier Ahuntsic-Cartierville

NOTE: To use the advanced features of this site you need javascript turned on.

FacebookTwitterLinkedin
Les vers de votre vermicomposteur PDF Imprimer Envoyer

Les vers

L’espèce de ver principalement utilisé pour le vermicompostage se nomme Eisenia foetida. On l’appelle communément ver rouge ou ver à compost. Il est très prolifique, il s’adapte bien à de nouvelles conditions et il est très gourmand ! En effet, il peut consommer plus de la moitié de son poids en nourriture par jour!

Il existe plusieurs endroits où se procurer des vers à compost à Montréal. Si vous désirez démarrer un vermicomposteur performant dès le départ, vous devrez vous procurer une bonne quantité de vers (environ 250 grammes). Cependant, on peut très bien débuter avec une plus petite quantité et laisser la population augmenter.

Les vers ne sont pas seuls à décomposer la matière dans le vermicomposteur. Au fil du temps, des bactéries et d’autres microorganismes s’y installeront et viendront prêter main forte aux vers. Un véritable écosystème voué à la décomposition de vos résidus de table sera ainsi formé.

Nourrir les vers

Une fois la litière installée, les vers peuvent être ajoutés. On doit attendre quelques jours avant de les nourrir, afin qu’ils puissent s’acclimater à leur nouvel habitat. On pourra alors ajouter les résidus de table à composter. Ceux-ci devront être enfouis sous la litière et une rotation devra être effectuée de sorte que les résidus de table ne soient pas toujours enfouis au même endroit. Si on ajoute trop de résidus à la fois, les vers n’auront pas le temps d’accomplir leur travail et les odeurs et les mouches à fruit risquent de s’installer.
La règle générale est de nourrir une à trois fois par semaine. Les résidus en attente d’être composté pourront être conservés dans un contenant hermétique. Si une décomposition rapide est souhaitée, il est recommandé de hacher les résidus avant de les incorporer au vermicomposteur. Une alimentation variée assurera la bonne santé des vers, un écosystème équilibré et un vermicompost de qualité.


Quelques spécifications alimentaires

Certains résidus alimentaires ont tendance à acidifier le vermicompost (par exemple : les agrumes) avec le temps et cela pourrait éventuellement nuire aux vers. Pour cette raison, il est recommandé d’ajouter régulièrement des coquilles d’œuf préalablement réduites en poudre. Celles-ci neutraliseront en partie l’acidité du compost et fourniront du calcium aux vers, un nutriment nécessaire à leur reproduction.

Bien qu’il soit préférable, mais pas obligatoire, d’utiliser des fruits et légumes biologiques dans le vermicomposteur, il faut éviter d’y placer des pelures de bananes et d’agrumes qui ne sont pas biologiques. Les pesticides utilisés sur ces fruits sont très puissants et pourraient nuire aux vers en plus de s’accumuler dans le vermicompost.