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Fabriquez vous-même votre vermicomposteur ! PDF Imprimer Envoyer

Le vermicompostage surfe sur la vague du succès. Cette forme de compostage alternative au compostage extérieur traditionnel vous permet de transformer vos résidus alimentaires en terreau riche, le vermicompost, grâce à l’action digestive des vers. Voius voulez vous essayer? Pourquoi ne pas fabriquer vous-même votre vermicomposteur à l'aide des conseils de Marc ci-dessous :

Liste du matériel dont vous aurez besoin

- Un bac en plastique muni d’un couvercle
- Un plateau en plastique pour les bottes

- Du papier journal déchiqueté

- Du sable et de la terre (ou du compost)

- De quoi percer des trous dans du plastique (perceuse ou poinçon)

- Un vaporisateur d’eau

- Des résidus alimentaires de source végétale

- Des vers !


Le contenant

Le vermicomposteur est constitué à la base d’un bac de rangement en plastique opaque muni d’un couvercle. Le type Rubbermaid convient parfaitement pour ce genre de projet. Évitez les bacs en plastique translucide car les vers fuient la lumière.

À l’aide d’une perceuse électrique ou d’un poinçon, on doit percer des trous d’un diamètre de 2 à 5 millimètres dans le fond, dans les parois ainsi que dans le couvercle du bac. L’espacement entre les trous doit se situer entre 5 et 10 centimètres. Ces trous serviront à la fois à l’écoulement des liquides et à la ventilation.

On doit se procurer un réceptacle pour y recueillir les liquides d’écoulement. Les plateaux en plastique pour les bottes répondent parfaitement à ce besoin. Le plateau sera placé en dessous du bac.



La litière

La litière constitue le milieu vital des vers. Pour que ceux-ci accomplissent leurs activités de façon efficace, la litière doit être composée d’un substrat à la fois bien aéré et qui retient l’humidité. La litière doit également être riche en carbone afin de respecter l’équilibre du processus de décomposition. Lorsqu’on ajoute des résidus alimentaires au vermicomposteur, on augmente la proportion d’azote du système. Si la proportion d’azote dépasse celle du carbone, l’équilibre du processus de décomposition risque d’être déséquilibré et cela peut engendrer des odeurs indésirables. Le papier journal s’avère à être le matériel idéal pour ce genre d’installation. Il permet une bonne aération, il retient bien l’humidité et il est très riche en carbone. Le papier journal devra être déchiré en lambeaux afin de maximiser son efficacité.

Au démarrage du vermicomposteur, il est recommandé de

couvrir le fond du bac d’un mélange de sable et de terre afin de procurer un confort aux premiers vers et que ceux-ci ne soient pas directement en contact avec le plastique du bac. Le sable constitue une matière abrasive qui favorisera la digestion des vers. Ensuite, on devra installer 10 à 15 cm de litière par-dessus le mélange de sable et de terre puis ajouter un peu d’eau pour l’humidifier sans la détremper. On peut utiliser un vaporisateur pour ce faire.

La litière absorbera l’excédent d’humidité de la matière à composter et permettra ainsi d’absorber les odeurs. Il est donc important d’en ajouter régulièrement puisque celle-ci sera éventuellement compostée avec les résidus alimentaires. Tout dépendant du degré d’humidité dans le vermicomposteur, on pourra l’ajouter sèche ou humidifiée.